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Des petits animaux pour tous les goûts

L’arrivée des déménagements du 1er juillet exige que nous soyons vigilants; surviendront vraisemblablement présence de rongeurs potentiels, migration de punaises de lit et abandon de nombreux animaux de compagnie par leur propriétaire. S’il y a un nombre grandissant de rats sous nos pieds, environ 4 millions à Montréal, il est bon de prendre conscience du nombre incalculable d’animaux domestiques de tout genre dans les maisons. En 2014, on estimait à plus de 2,5 millions de chats et de chiens au Québec. Ce chiffre ne tient pas compte du nombre effarant des chats errants ou vivants dans des refuges. La popularité des chats ne se dément au fil des années totalisant 32% de présence dans les foyers québécois. Il y aurait sur l’île de Montréal plus d’un quart de million de chats et près 120 000 chiens dans les résidences de l’île. Il y a de quoi jouer longtemps au chat et à la souris.

Chaque année, le SPCA sensibilise la population au problème de l’abandon des animaux de compagnie qui, malheureusement, triple lors de la période des déménagements qui se déroule au cours des mois de juin, juillet et août. La majorité d’entre eux sont des chats et des chiens, mais on y déniche aussi des lapins, des cochons d’Inde, des souris, des oiseaux, des hérissons ou encore des furets. Selon l’Action citoyenne responsable des animaux de compagnie (ACRACQ), un animal de compagnie sur quatre est abandonné chaque jour au Québec. Il y a de quoi s’interroger sur le sens des responsabilités des propriétaires.

La surpopulation d’animaux de compagnie pose des défis croissants aux gestionnaires des grands centres urbains. L’omniprésence d’animaux domestiques sur tous les coins de rue et un peu partout exigent des législateurs des mesures adéquates pour assurer certes la sécurité des citoyens mais aussi la salubrité des espaces citoyens. Le débat récent et passionné, soulevé autour des chiens Pitbulls, mérite que l’on s’interroge sur la pertinence de certains animaux potentiellement dangereux dans les milieux résidentiels.

L’encadrement des problématiques reliées aux animaux domestiques sont prévues dans la loi, dans les règlements municipaux, dans les règlements d’immeubles ou de copropriété et dans les conditions de bail de logement. Les règles ne sont toutefois pas les mêmes d’une ville à une autre. Rappelons que les propriétaires peuvent toujours interdire la présence d’animaux de compagnie dans leurs logements. L’acquisition d’un animal de compagnie n’a pas seulement des aspects radieux. Avec l’arrivée des grandes vacances, des voyages éventuels, des sorties prolongées qui prendra soin du petit animal préféré?

C’est un fait indéniable au Québec, l’animal de compagnie occupe une place importante, primordiale même, dans la vie de beaucoup de gens. L’attachement à un animal présente certainement des effets bénéfiques pour son propriétaire, mais également des effets négatifs, notamment lorsque la personne évite les relations sociales ou ses activités professionnelles en raison d’un attachement pathologique à celui-ci. Il y a parfois un attachement démesuré! C’est ce que l’on surnomme d’anthropomorphisme le fait d’attribuer des sentiments humains à des animaux. Certaines personnes vont même croire que c’est par compassion que leur chat vient se coucher sur eux en ronronnant lorsqu’ils sont tristes ou malades. La mauvaise interprétation d’un comportement est la cause de plusieurs problèmes. Un animal, aussi gentil soit-il, ne sera jamais un humain. Tout dans la vie est une question d’équilibre.

Jean-Guy Roy, directeur général d’Auvidec Média

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