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Le monde ne risque pas de voir disparaître de sitôt sur la devise américaine la mention : en Dieu nous croyons, au profit de en Trump nous croyons. La tribulation prend fin le 20 janvier, alors que Donald Trump sera intronisé avec magnificence et prodigalité, 45e président des États-Unis d'Amérique. L'élection de M. Trump à la tête de la (première démocratie) ne laisse personne indifférent.

À l'incompréhension et l'indignation qui gagne la planète, se substitue la question du bon sens. Comment dans une Amérique puritaine, un populiste milliardaire, aux antipodes des valeurs religieuses, un opportuniste mercantiliste, un belliqueux xénophobe et raciste, un misogyne et un allégué proxénète a pu se retrouver candidat d'un parti de droite, d'obédience moralisateur et religieux?

Pendant que l'inquiétude gagne la planète, le président élu, loin de s'émouvoir des allégations de mauvaises mœurs, d'agressions sexuelles, d'antéchrist, Donald Trump s'entoure de personnes à la notoriété suprémaciste tel que Steve Bannon, nommé chef de la stratégie à la Maison-Blanche. Avant de travailler à la campagne du nouveau président, M. Bannon dirigeait l'agence de presse Breitbart News, réputée pour ses positions antisémites, racistes, homophobes, bref extrémistes.

Au ministère de la Justice, Trump nomme Jeff Sessions, reconnu pour des propos racistes sur les noirs et ses positions controversées sur l'immigration dite illégale. Cette nomination inquiète les militants du Black life matters. Il faut noter que la crédibilité des États-Unis en matière de la protection des droits de l'homme souffre de nombreuses bavures policières impliquant de jeunes hommes noirs.

Au niveau de l'agence de l'environnement, Trump donne sa confiance au climato-sceptique Scott Pruitt. Doit-on y lire une volonté de saper les efforts consentis pour trouver des accords à Paris sur le climat?

À la défense, le nouveau président nomme le général James Mattis (Mad dog c'est-à-dire l'enragé). Le surnom du général et sa réputation suffisent à eux seuls pour faire craindre d'éventuelles guerres d'agression que le langage diplomatique qualifie de guerres préventives. Enfin, au prestigieux poste des affaires étrangères, Tillerson, un magnat du pétrole, proche du président Poutine sera le visage de l'Amérique.

L'horizon semble projeter de funestes jours sous le régime de Donald Trump. L'Amérique nous impose un président qui moque les personnes handicapées. Un homme imbu d'un sentiment de pouvoir sans bornes. Il ne reste plus qu'aux hommes de Dieu de prier pour que le Pitbull -Trump qui s'est révélé à la planète durant les longs mois de la campagne américaine se transforme en homme d'État pour éviter le couac qui précipiterait l'Amérique dans la dégringolade économique et ferait de la Chine, la nouvelle super puissance du millénaire.

Auvidec Média/Goikoya Kolié/www.antennesdepaix.org