A- A A+

Auteur: Henri Froment-Meurice

Éditions du Cerf

Présentation de l’ouvrage par Dimedia

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent », enseigne Jésus à ses disciples dans le célèbre Sermon sur la Montagne.

Pour autant, Jésus ne demande pas la disparition de l’Argent, il l’accepte comme un fait accompli, une donnée constante de toute société. Mais encore faut-il apprendre à s’en servir. En douze chapitres brefs et concis, Henri Froment-Meurice cerne les propos de Jésus sur ce dieu Mammon : être endetté, servir, donner, prêter, rendre, faire fructifier…

Un panorama salutaire pour notre temps.

Ambassadeur de France, Henri Froment-Meurice, outre plusieurs ouvrages consacrés à sa carrière diplomatique, a publié au Cerf «Les femmes et Jésus» (2007).

«Entretiens et dialogues» 

Auteur: Paul Ricoeur

Éditions du Seuil

Présentation de l’ouvrage par Dimedia.com

Alors que l’œuvre de Paul Ricœur a souvent la réputation d’être « difficile » (il s’agit en effet de philosophie au sens « technique », conceptuelle et académique), ces dialogues ont l’avantage d’être très lisibles par tout lecteur un peu cultivé et intéressé par les sujets abordés. Les entretiens portent sur les trois thèmes évoqués, et il est difficile de les résumer, dans la mesure où chacun aborde un sujet différent. On y retrouve les grands thèmes ricœuriens : « l’homme capable », la justice et ses conflits, l’action éthique et politique dans la Cité humaine, le rôle de la guerre, la force du compromis, la question du mal, des questions politiques et morales récentes et récurrentes (l’écologie, la bioéthique). Une curiosité : l’entretien entre Ricœur et Michel Rocard quand il était Premier ministre.

Il s’agit donc bien de questions toujours actuelles, qui se posent et se reposent en permanence dans nos démocraties mal en point. À l’époque des populismes en expansion, ce rappel de quelques règles et principes de l’action politique est plus qu’utile : il est nécessaire.

Comme le dit Michaël Fœssel, même si, pour Ricœur, « la responsabilité de l’intellectuel consiste à explorer les paradoxes du politique plutôt que de s’en remettre aux certitudes dictées par sa conscience », il ne cesse de rappeler à tous « la pression constante que la morale de conviction exerce sur la morale de responsabilité ».

AUTEUR

Paul Ricœur (1913-2005) est une des grandes figures de la philosophie française contemporaine.

Sous la direction de : Rachida M’Faddel et Céline Larouche

Présentation de l’ouvrage par les éditions Fides

Au-delà des paroles convenues et des clichés que la société véhicule trop facilement, des femmes et des hommes ont accepté de prendre la parole. En toute liberté. Sans complaisance. Portés par l’espoir d’établir un véritable dialogue. Un dialogue qui révèle sans filtre ce qui les anime, leurs amours, les espoirs qu’ils caressent, les situations qui les blessent et qu’il faut dénoncer. Ces prises de parole ont en commun de crier haut et fort que ce qui unit les femmes et les hommes d’ici et d’ailleurs est beaucoup plus fort que ce qui les sépare. À les lire, on réalise qu’il devient possible de rêver d’un avenir différent, meilleur.

Parfois coups de gueule, parfois tendres billets d’amour, les lettres qui composent cet ouvrage sont écrites par des femmes et des hommes engagés, épris d’un Québec inclusif et pluriel. 

Détentrice d’une maîtrise en littérature française de l’Université du Québec à Chicoutimi, chargée de cours, conférencière, journaliste, écrivaine et enseignante de français, Rachida M’Faddel est aussi membre du conseil d’administration de l’Association des femmes d’affaires marocaines du Québec et de l’Association Averroès de Toronto.

Enseignante, écrivaine et éditrice, Céline Larouche a publié plusieurs auteurs, a écrit romans, poèmes, nouvelles et contes pour enfant. Elle s’est impliquée dans le milieu culturel régional, a fondé l’association Les poètes du bleu pays et les Éditions SM.

La totalité des droits d’auteur de cet ouvrage sera versée au Centre des femmes d’ici et d’ailleurs de Montréal.

Avec les lettres de 

Mouna Achiri ▪︎ Martina Adamcova ▪︎ Asmaa Aryb 
Rachida Azdouz ▪︎ Kamal Benkirane ▪︎ Lucie Blanchet
Achraf Boutayeb ▪︎ Wissal Boutayeb ▪︎ Lise Cardinal
Rita Lc de Santis ▪︎ Moïsette Dufour ▪︎ Cynthia Harvey
Danielle Hébert ▪︎ Françoise Jobin ▪︎ Gisèle Kayata Eid 
Christiane Lamarre ▪︎ Céline Larouche ▪︎ Rakia Laroui
Jacinte Lavoie ▪︎ Rose-Marie Lavoie ▪︎ Sonia-Sarah Lipsyc 
Mohamed Lotfi ▪︎ Rachida M’Faddel ▪︎ Chantal Maltais
Louise Marinier ▪︎ Gilles Morasse ▪︎ Nathalie Petrowski 
Christiane Pilote ▪︎ Ève Préfontaine ▪︎ Lilianne Saddik 
Rodney Saint-Éloi ▪︎ Nour Sayem ▪︎ Magda Tadros
Mohand Tessa ▪︎ Lynda Thalie

Auteure : Nicole Croteau

Préface : Françoise David

L’auteure, Nicole Croteau, souhaite dans ce livre déconstruire les préjugés à l'égard des personnes en situation de pauvreté et témoigner que, bien que socialement inacceptable, la pauvreté, comme toute autre épreuve, peut être lieu de transformation intérieure. « TOUTE DÉPOSSESSION PEUT MARQUER LE DÉBUT D’UNE RECONQUÊTE DE SOI. »

Description de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul 

Voici un livre essentiel pour comprendre ce qu’est la pauvreté matérielle au XXIe siècle, pour y découvrir un miroir des pauvretés existentielles qui sont le lot de tout être humain et pour déceler, enfouies au cœur même du dénuement, les occasions de s’en relever. Après 15 ans de vie professionnelle, Nicole Croteau se voit projetée dans la spirale de l’appauvrissement. La lutte qu’elle devra y mener pour sa dignité se révélera peu à peu, avec le soutien de son entourage, une étape de guérison intérieure. Son témoignage d’une grande finesse s’adresse à ceux que la vie éprouve matériellement, à leurs proches désireux d’aider sans blesser, mais aussi à toute personne en ses pauvretés secrètes. Critique avisée d’un système social qui accable les démunis, c’est surtout une inspirante affirmation de résilience.

Nicole Croteau a été orthothérapeute jusqu’à ce que des problèmes de santé l’éloignent du marché du travail durant plusieurs années. Elle est engagée dans les milieux de la solidarité sociale.
Elle révèle ici un véritable talent d’écrivain.

Auteure : Tanguy Marie Pouliquen

Éditeur : Béatitudes

Présentation de l’ouvrage par Médiaspaul

À travers 115 questions-réponses documentées, en intégrant l'apport de l'humanisme chrétien, l'auteure décrypte avec pédagogie cette évolution culturelle technocratique et propose des repères éthiques pour que les technologies soient au service de l'homme.

Un souffle de fin silence,  Montréal, éditions du Noroît, 2017, 84 pages, 20$. 
Version numérique 14,99$.

Avec Un souffle de fin silence, Jacques Gauthier confie son recueil le plus personnel. L’auteur rappelle l’enfance avec sa part irréductible d’âme, évoque la quête spirituelle qui s’enracine dans le désir de vivre et l’apprentissage de la mort. Tout n’est qu’enfantement et renaissance dans ce texte intime aux émotions complexes où le tragique de la souffrance côtoie la beauté d’un amour qui espère tout. Entre l’enracinement et l’effacement, les mots jaillissent du silence et y retournent avec ceux d’amis-poètes comme Jean de la Croix, Saint-Denys Garneau, Leonard Cohen. L’auteur réussit son pari de rendre signifiante une foi mystique dans le monde contemporain.

Lien du recueil sur mon site Web

Lien du recueil sur le site des éditions du Noroît.

Site Web: www.jacquesgauthier.com 

Blogue: www.jacquesgauthier.com/blog.html

Auvidec Média/Jacques Gauthier, auteur

Auteur : Patrick Snyder

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Fides

Les déesses ! Si un tel sujet ne manque pas de piquer notre curiosité, il faut admettre que nous ne savons à peu près rien de ces divinités. Quelles sont les cultures où les déesses sont toujours implorées ? Pourquoi a-t-on érigé des temples dédiés à la déesse Isis dans la Grèce ancienne et la Rome antique ? Saviez-vous que la déesse Maât représentait la clé de la justice personnelle et sociale dans l’Égypte ancienne ?

Pourquoi la déesse mésopotamienne Ereshkigal, qui régnait seule sur le Monde souterrain, s’est-elle fait usurper son royaume ? Comment se fait-il que la déesse grecque Gaïa soit devenue l’emblème de certains mouvements écologiques ?

Autant de questions auxquelles vous trouverez des réponses accompagnées d’explications bien documentées dans cet ouvrage abondamment illustré.

Laissez-vous guider par Patrick Snyder dans un voyage « initiatique » aux pays des déesses, un parcours à la fois archéologique, mythologique, historique et spirituel.

Vous découvrirez que ces divinités issues des cultures anciennes aussi bien que contemporaines vous invitent à porter un regard critique sur une société marquée en profondeur par l’hégémonie du patriarcat politique, technoscientifique et religieux. Vous réaliserez qu’une société ne peut se penser, tant sur le plan culturel que religieux, sans l’apport du féminin. Quant à la place que vous voudrez peut-être réserver aux déesses dans votre propre vie, libre à vous de la déterminer... Cette brève histoire des déesses est une exploration fascinante d’un héritage culturel et spirituel souvent négligé.

Patrick Snyder est professeur au Département d’histoire de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages remarquables publiés chez Fides : « La femme selon Jean-Paul II » (1999); « Représentations de la femme et chasse aux sorcières XIII au XVe siècles » (2000);  «Trois figures du diable à la Renaissance : l’enfant, la femme et le prêtre » (2007);  «L’amitié revisitée : de Platon au Village global » (2008).

«Cette vie en vaut la peine !»

Nathalie Becquart avec Marie-Lucile Kubacki

Éditeur : Salvator

Présentation de l’ouvrage par Médiaspaul 

Dans ce livre d'entretiens, l'auteure confie le récit de sa vocation et nous plonge dans les défis de la vie religieuse aujourd'hui tout en exprimant avec force que la vocation à l'amour est pour tous mais que chacun est appelé à la traduire dans des choix concrets différents.

Auteure: Marie-Thérèse Nadeau

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul

Le silence fait peur dans nos sociétés bruyantes : nous craignons de nous y retrouver face à nous-mêmes, sans la fausse sécurité de nos artifices. Pourtant, il est justement le point de départ d’une vie forte, authentique et féconde. Dans ce livre qui donne le goût du silence, Marie-Thérèse Nadeau nous en dévoile l’immense richesse.

Le silence est essentiel à la lucidité et à la liberté ; la parole qui en émane a beaucoup plus de poids que les mots précipités ; les grandes œuvres s’y préparent et s’y accomplissent. C’est enfin un incontournable de la vie spirituelle : car Dieu fuit le vacarme et se manifeste à l’intime de l’être, dans le secret des coeurs.

Tout comme le Christ qui n’accomplissait rien de décisif sans s’être d’abord retiré à l’écart, nous avons à redécouvrir le silence, ce trésor à notre portée, simplement enfoui sous nos pensées et nos soucis.

Membre de la Congrégation de Notre-Dame, Marie-Thérèse Nadeau est professeure titulaire au Collège universitaire dominicain à Ottawa. Docteure de l’Institut catholique de Paris et de la Sorbonne, elle est l’auteure de plusieurs titres publiés aux éditions Médiaspaul, dont « La conscience, une formidable boussole » (2016), « Un besoin fou d’espérance » (2015) et « Voir la souffrance autrement » (2013).

Pour se procurer l’ouvrage

ÉDITIONS MÉDIASPAUL

3965, boulevard Henri-Bourassa Est
Montréal, QC, H1H 1L1
Téléphone : 514 322 7341

Leurs attentes, leurs pratiques, leurs soifs

Auteur : Jean-Pascal Hervy

Présentation de l’ouvrage par l’éditeur Médiaspaul France

On les dit « absents » des églises, peu pratiquants, souvent mal à l’aise dans les liturgies dominicales. On se demande si l’Église n’est pas, vis-à-vis des jeunes, en panne de transmission. Parents et grands-parents s’inquiètent. On perçoit pourtant chez certains d’entre eux une forte soif spirituelle et d’engagement. Que faire pour mieux y répondre ? Qui sont ces jeunes qui majoritairement ne fréquentent plus ou si peu l’Église ? Que faudrait-il changer pour mieux les accueillir ?

Fort d’une belle expérience d’engagement auprès des jeunes, Jean-Pascal Hervy, licencié en théologie, tente, dans cet ouvrage éclairant, de faire le point sur ces relations jamais simples de l’Église avec les jeunes générations. Des jeunes qui, entre inquiétude et volonté d’investissement, entre révolte et désir de responsabilité, sont à accueillir tels qu’ils sont. Un accueil qui doit rester de plein vent, ouvert à tous. 

Bien documenté, avec pédagogie, l’auteur interroge l’Église qui est en France : du point de vue de la présence des jeunes d’où venons-nous ? Où en sommes-nous ? Où allons-nous ou plutôt vers où voulons-nous aller ? Et pourquoi ? De nombreux acteurs pastoraux attendent aujourd’hui des propositions concrètes à l’intention de cette jeunesse apparemment si… absente.

POINTS FORTS

- Une photographie éclairante des relations entre les jeunes et l’Église.
- Une approche à la fois sociologique et historique. 
- Une analyse accessible qui nourrira les pratiques pastorales.

L’AUTEUR

Jean-Pascal HERVY est marié et père de quatre enfants. Il a été animateur de pèlerinages diocésains de jeunes, d’équipes JIC et MRJC et de la préparation à la Confirmation pendant près de quinze ans. Licencié en théologie, il est également compositeur de chants liturgiques et Président de l’ACCREL (Auteurs et Compositeurs de Chants Religieux).

«Revisiter l'idée de Providence»

Auteur: Paul Valadier

Éditions : Salvator

Présentation de l’ouvrage par Médiaspaul

Refusant la résignation et le pessimisme ambiants, l'auteur invite à voir tout au contraire des lueurs dans l'histoire tout en estimant urgent de réexaminer l'idée de la Providence, centrale dans les philosophies de l'histoire comme dans la Bible, mais idée souvent dévalorisée.

Auteure : Madeleine Delbrel

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul

« Attendre longtemps, apprendre beaucoup, aimer jusqu’au bout », le chemin de croix de Madeleine Delbrêl est pavé de trésors spirituels. Humilité, obéissance, amour patient, autant de mots qu’elle incarne plus que jamais dans ce 14e tome des œuvres complètes.

Auteur : Philippe Steiner

Éditeur : Presses Universitaires de France

Présentation de l’ouvrage par Dimedia.com

À partir de son histoire, d’Auguste Comte à Pierre Bourdieu, en passant par Émile Durkheim et Marcel Mauss, cet essai présente l’altruisme sous ses différentes formes (l’héritage, les différents types de don, les échanges de biens symboliques…). Toutes sont des pratiques sociales solidement inscrites dans les sociétés que l’on qualifie « de marché », et si l’altruisme s’affirme dans les relations avec les proches, il ne s’y réduit pas, comme l’exemple du don (sang, organes, cellules souches) à l’œuvre dans la biomédecine de pointe le prouve. Loin d’être des survivances du passé, ces pratiques altruistes nourrissent nombre de transactions dans les sociétés modernes.

Finalement, en comparant la manière dont ont été établis les marchés financiers et la médecine de transplantation, cet ouvrage montre que la place respective de l’altruisme et des échanges marchands dépend du type de principe de justice que les sciences sociales inscrivent au sein de ces architectures d’échanges. C’est ce qu’il propose d’appeler la « grande performation ».

AUTEUR

Professeur de sociologie à l’Université Paris-Sorbonne et membre senior de l’Institut universitaire de France (2011-2016), Philippe Steiner conduit ses recherches sur la sociologie économique et l’histoire des sciences sociales. Il a codirigé le Traité de sociologie économique (Puf, 2e édition 2013); il a récemment publié La transplantation d’organes : un commerce nouveau entre les êtres humains(Gallimard, 2010) et Calcul et morale. Coût du travail servile et valeur de l’émancipation (Albin Michel, 2015 – en collaboration avec C. Oudin-Bastide).

Auteur: Yves Chiron

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Novalis

À l’occasion du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima en 1917, ce nouveau livre offre un récit complet des événements, s’appuyant parfois sur des documents qui ne furent jamais traduits en français jusqu’à ce jour.

Après la mort de deux des voyants, Francisco en 1919 et Jacinta en 1920, et après la reconnaissance des apparitions en 1930, Lucia, devenue religieuse, a continué sans relâche à faire connaître le message spirituel de Fatima. Le dernier grand acte de cette histoire fut la béatification de Francisco et de Jacinta et la révélation du «3e secret de Fatima» par Jean-Paul II, en mai 2000. Cette révélation a fait controverse, certains estimant que tout n’avait pas été révélé et qu’il restait un « 4e secret » relatif à la crise de l’Église.

Yves Chiron a interrogé sur ce sujet le pape émérite Benoît XVI. Il publie sa réponse, inédite.

Auteur: Marc Chagall

Nouvelle traduction du texte original yiddish par Chantal Ringuet et Pierre Anctil.

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Fides 

Cette nouvelle traduction du récit autobiographique de Marc Chagall est la première réalisée en français à partir du texte yiddish original Eygens, publié dans la revue littéraire Di Tsukunft (Le Futur) de New York en 1925. Elle a été produite à partir d’une version antérieure à celle qui a été publiée en 1931 à Paris, sous le titre Ma vie. Elle présente l’immense intérêt de restituer le tapuscrit yiddish dans toute sa singularité, sans rien gommer – ni les références à la culture juive du shtetl, ni les allusions à la pratique religieuse, ni les passages évoquant l’éveil de la sexualité et de l’érotisme.

Dans une langue vive et un peu rêche, Chagall y raconte sa vie, de sa naissance à Vitebsk en 1887, petite bourgade juive (shtetl) de Biélorussie située au nord-est de Minsk, jusqu’à son retour dans son village natal en 1922, après avoir séjourné dans les grandes capitales de l’époque, Saint-Pétersbourg, Paris et Moscou.

Émancipé de ses origines modestes pour devenir un artiste accompli — un khudozhnik, en russe —, Chagall livre un texte «brut», qui allie une gravité aux accents lugubres à une verve légèrement débridée. Un texte à l’image des personnages extraordinaires, souvent en apesanteur, qu’il dépeint dans ses tableaux. Du récit au souvenir, le célèbre peintre oscille entre le passé et le présent, le plus souvent sans faire de transition, comme s’il s’adressait directement à son lecteur.

Après avoir traduit la version initiale du texte yiddish vers le français, les traducteurs (Chantal Ringuet et Pierre Anctil) ont eu recours à deux ressources importantes : la traduction française réalisée par Bella Chagall en 1931 (traduction qui s’éloigne sur plusieurs points du texte original) et la traduction réalisée par Benjamin Harshav en 2007. Ainsi à la traduction originale s’est ajouté un travail de traduction comparée.

Fureurs islamistes et défaite de la paix 

Auteur : Gabriel Martinez-Gros

Éditions : Presses Universitaires de France

Présentation de l’ouvrage par Dimedia

Le djihadisme comme reflet d’une immense fascination pour la violence collective.

Nous protégeons les animaux, Daesh égorge des hommes. On pourrait penser que nous vivons sur des planètes différentes… Il n’en est rien. La violence de l’État Islamique se nourrit de notre désarmement, elle est l’envers des progrès pacifiants de la civilisation. Le djihadisme incarne la puissance d’une idéologie religieuse qui nous méprise et nous insulte. C’est là notre vraie blessure : l’histoire est peut-être en train de changer de camp, à notre détriment. Notre pacification sourcilleuse abandonne au djihadisme l’immense fascination pour la violence collective.

L’auteur, Gabriel Martinez-Gros est professeur d’histoire de l’Islam médiéval à l’Université de Nanterre. Spécialiste d’al-Andalus et de la pensée d’Ibn Khaldûn, il a publié récemment Brève histoire des empires (Seuil 2014).

Auteur: Frédéric Dufoing

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul

Depuis les années 1960, face aux menaces nucléaires, technologiques, climatiques et au malaise croissant que suscite la société de consommation, les problèmes écologiques de la préservation de la nature ainsi que de la survie, de la liberté et de la dignité de l'espèce humaine ont pris de plus en plus d'importance, faisant même émerger une nouvelle forme de projet politique, l'écologisme.

Ces problèmes et leurs solutions impliquent de profonds changements institutionnels, mais aussi une modification radicale des comportements individuels et des modes de vie, c'est-à-dire de l'éthique et de la spiritualité. Le christianisme ne pouvait pas de fait y être indifférent. 

Si, dès le XIXe siècle, de grandes voix chrétiennes se sont élevées contre la société industrielle et sa logique de déshumanisation, depuis près de quarante ans, des théologiens, des philosophes, des scientifiques et même des mystiques orthodoxes, catholiques et protestants élaborent des projets écologistes spécifiquement chrétiens, réinterprétant la Bible et la tradition, réformant la liturgie ou proposant un mode de vie plus simple, plus sain et plus respectueux de la création. 

Ce livre expose, de manière synthétique, quelques-uns des plus importants courants de ce qu'il faut désormais appeler l'écologisme chrétien, au sein du protestantisme et du catholicisme, aux États-Unis comme en France. Il défend aussi l'idée que le christianisme peut permettre à l'écologisme de se ressourcer, d'être plus cohérent dans sa défense de la dignité humaine.


POINTS FORTS

- Une synthèse simple et accessible sur les rapports du christianisme et de l’écologie. 
- Une approche historique qui montre la prise de conscience progressive et majeure des Églises chrétiennes.

L’AUTEUR

Frédéric Dufoing est philosophe et politologue. Il est l'auteur de «L'Écologie radicale» (infolio, 2012) et travaille sur les critiques de la société industrielle, la bioéthique et la démocratie directe dans diverses revues.

Vers une coexistence réconciliée

Auteur: Anselm Grün

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul

Le mal existe et nous touche ; c’est un fait. Délaissant l’énigme du mal en soi, Anselm Grün réfléchit en phénoménologue au mal tel qu’il apparaît à la fois dans le monde et en nous-mêmes : de quoi le mal a-t-il l’air ? D’où vient-il ? Comment agit-il ?

Devant ces questions qui sont encore les nôtres, Anselm Grün commence par parcourir les réponses données au cours des siècles par les religions, les philosophies, les sciences humaines et les arts. Il convoque les psychologues, les thérapeutes et les mystiques qui peuvent aider chacun à oser regarder et traverser le mal en apprenant à s’en distancer.

Mais le but ultime d’Anselm Grün est bien l’aide à la vie spirituelle. Sa mystique ne craint pas d’user des acquis aussi bien de la psychothérapie que de la morale chrétienne : en développant résolument le bien en nous et autour de nous, nous faisons reculer le pouvoir du mal sur nous et dans le monde. L’exemple de Jésus, surtout, qui a rencontré le mal sur son chemin et osé l’affronter, peut devenir le chemin de tout un chacun. Car, si nous ne pouvons ni percer le mystère du mal ni éradiquer son action, nous pouvons, en revanche, accepter de coexister avec lui, en le rencontrant, en le regardant en face, en « l’a-frontant », et ainsi le vaincre en lui ôtant tout pouvoir sur nous.

POINTS FORTS

Un vrai « traité sur le mal », mais avec des mots et des exemples d’aujourd’hui.
Une approche thérapeutique, spirituelle ou mystique au choix du lecteur.
Un plaidoyer pour la confiance et l’espérance.

L’AUTEUR

Anselm Grün est né en 1945 en Bavière (Allemagne). Il est moine de l'abbaye bénédictine de Münsterschwarzach depuis l'âge de 19 ans. Il est l'un des auteurs religieux les plus lus et traduits actuellement. Ses ouvrages proposent la rencontre avec une douce sagesse chrétienne qui fait grandir et ouvre à l’espérance. 

À l'école des premiers chrétiens et de la tradition hésychaste

Auteur : Guylain Prince

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul Canada

Dès les premiers siècles du christianisme, le besoin de prier simplement a fait naître une pratique qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours : la prière de Jésus, dite aussi prière hésychaste. Il s’agit d’une prière en très peu de mots, que l’on peut faire n’importe où et qui vise le recueillement du cœur et de la pensée. Autour du nom de Jésus, plusieurs variantes sont possibles. Cette riche tradition fonde aujourd’hui toute la vie des moines de l’Église d’Orient. 

Guylain Prince pratique et enseigne cette prière depuis plusieurs années. Puisant à sa formation de bibliste, il propose ici de la faire sur deux mots araméens qui sont de véritables concentrés d’Évangile: ’Abouna’ (notre Père) et Yeshou’a (Jésus). Leur langue d’origine permet d’en explorer toute la richesse. Dans ce livre, l’auteur propose à la fois une école de prière et une méditation sur l’essentiel de la foi chrétienne. 

Prêtre franciscain, Guylain Prince est détenteur d’une maîtrise en théologie et bibliste. Il donne des cours, sessions, retraites ou conférences partout au Canada et ailleurs dans le monde.

Auteur: Gilles Proulx

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul

Une vivante histoire de la ville, racontée avec talent par ce conteur né qu'est Gilles Proulx.

Des anecdotes peu connues qui nous incitent à découvrir l'histoire en profondeur.

La fondation de Montréal et ses premières années ont été une véritable épopée mystique. Puis, après la Conquête, l’Église devenue l’alliée rusée du pouvoir britannique a marqué le développement, l’esprit et le paysage de la « ville aux cent clochers ». Qui s’en souvient encore ? Avec le talent de conteur qu’on lui connaît, Gilles Proulx fait revivre cette histoire dans ses grands tournants comme dans ses petits faits aussi concrets que révélateurs. Des intrépides fondateurs Maisonneuve et Jeanne Mance au majestueux cardinal Léger, en passant par cet athlète de la foi que fut le Frère André, des personnages d’envergure s’animent sous sa plume. Plusieurs monuments familiers aux Montréalais prennent également un sens nouveau. 

Ce récit, illustré de photos de l’auteur et de documents d’époque, nous permet de renouer avec une dimension de notre passé décisive mais méconnue, et ainsi de mieux comprendre le Montréal d’aujourd’hui. 

Animateur de radio et de télévision, Gilles Proulx signe des chroniques d'opinion et de voyage chaque semaine dans le Journal de Montréal. Photographe et voyageur, il a publié plusieurs livres dont récemment Nouvelle-France, ce qu'on aurait dû nous enseigner et Montréal, 60 évènements qui ont marqué l'histoire de la Métropole aux Éditions du Journal.


« La démocratie se mondialise, l’identité se diversifie, les mœurs traditionnelles se dissolvent, les sociétés occidentales font pénitence de leurs fautes passées, les minorités sexuelles et culturelles accèdent enfin à la reconnaissance publique et les droits de l’homme refondent intimement et profondément le pacte politique occidental. De gauche, du centre ou de droite, nous communions dans une même célébration de notre époque lumineuse. »

Auteur : Roger-Pol Droit

Éditions du Seuil

Présentation de l’ouvrage par Dimedia.com

En quoi consiste aujourd’hui la tolérance ? Et comment la pratiquer, concrètement, au XXIe siècle ? À ces questions, ce livre clair et accessible apporte des réponses précises. 

Il met d’abord en lumière les différents sens de la notion (sens faible : absence de sanction, quand, par exemple, le stationnement est « toléré » sur le trottoir; sens fort : pleine reconnaissance du droit des autres à leurs croyances et opinions), et retrace les grandes étapes de son élaboration de l’Antiquité à nos jours, en passant par la Renaissance, les Lumières et les analyses des penseurs contemporains. Axe principal : comment être à la fois croyant et tolérant, comment concilier la vérité à laquelle j’adhère et celle des autres ? Faut-il être sceptique ou indifférent pour être tolérant ? 

Mais la tolérance ne concerne pas seulement les religions. Elle engage aussi notre attitude envers les manières de vivre des autres. Surgit ensuite la question des limites de la tolérance et du refus de l’intolérable, car être tolérant, ce n’est jamais tout tolérer. 

Finalement, il apparaît que la pratique de la tolérance n’a pas pour objectif d’être gentil mais d’éviter les guerres – entre individus, communautés ou civilisations. Dans le monde d’aujourd’hui, multiculturel et multiconfessionnel, elle est donc vitale. 

C’est pourquoi l’expliquer à tous est urgent.

Philosophe, écrivain, critique, Roger-Pol Droit est l’auteur d’une quarantaine de livres. Il est traduit en trente-deux langues. 

«Histoire de mon parcours théologique»

Auteur: Gregory Baum

À paraître le 26 avril 2017

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Fides

Tout en traçant l’histoire de son cheminement théologique, Gregory Baum lève le voile sur une vie d’une extraordinaire fécondité dont on prend la mesure au fil des souvenirs qu’il fait revivre… pour notre plus grand plaisir. On connaît le théologien pour ses livres. La contribution de Gregory Baum à la réflexion théologique contemporaine est remarquable…

Mais on connaît moins l’homme né en Allemagne, dans une famille protestante d’origine juive, à une époque marquée en profondeur par la montée du -nazisme. Dans cet ouvrage écrit alors qu’il a franchi le cap des 90 ans, on découvre comment les événements d’une vie particulièrement fertile en rebondissements ont constitué le terreau qui a nourri sa réflexion théologique. De confidence en confidence, vous rencontrerez tour à tour l’immigrant, le prisonnier de guerre, le converti, l’expert au concile Vatican II, l’universitaire engagé et… l’amoureux. 

AUTEUR

Professeur émérite de la faculté de théologie de l’Université McGill, Gregory Baum est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages. Il a enseigné 28 ans à l’Université de Toronto et a été expert au concile Vatican II. Il a publié notamment Le nationalisme – Perspectives éthiques (Bellarmin, 1998), Étonnante Église, l’émergence du catholicisme solidaire (Bellarmin, 2006) et Vérité et pertinence. Un regard sur la théologie catholique au Québec depuis la Révolution tranquille (Fides, 2014).

Auteur : Éric-Emmanuel Schmitt

Éditions : Albin Michel

Commentaire de Jean-Claude Éthier, S.C.

Le roman d’Éric-Emmanuel Schmitt, « L’homme qui voyait à travers les visages » a alimenté ma réflexion ces jours-ci et cette dernière a pris plusieurs directions.

D’abord, j’ai creusé le problème de la violence. Dès le premier chapitre, le héros du roman, Augustin Trolliet, est témoin, et presque victime, d’un attentat perpétré par un terroriste. Puis à la fin du roman, lors d’un autre attentat, Augustin perd la vie en s’immolant pour sauver des personnes, surtout des enfants rassemblés à l’occasion d’une soirée de réjouissances.

Depuis longtemps je considère la violence comme le péché originel de l’humanité, pour emprunter le langage théologique d’autrefois. L’homme est un prédateur; il convoite par soif de territoires, de richesses, de pouvoir; il se laisse guider par l’ambition et il a tendance à ne considérer que son intérêt. Il arrive qu’il se transforme en «guerrier de la mort».

Comment vaincre la violence? Par la religion? On nous le répète : le tableau des religions n’est pas toujours reluisant sous cet aspect. Guerre sainte, croisade, persécution ont été préconisées au cours des ans.

Dans le roman, Dieu (le Grand Œil) est donc convoqué; il doit expliquer par quelle dérive la religion arrive à recourir à la violence. Pourquoi donc ses trois grandes interventions au cours de l’histoire (l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, le Coran) n’ont pas réussi à convaincre l’humanité que la violence est néfaste. La réponse du Grand Œil? À cause de la liberté offerte à l’homme. Les hommes ont la charge des hommes; même que d’une façon, ils prennent Dieu en charge.

La représentation de Dieu comme «œil» me plaît. L’«œil de Dieu» qui me regarde est signe de présence aimante qui réconforte, signe aussi d’attribution d’espace où s’exerce ma liberté et manifestement signe de stimulant qui m’oriente à approfondir le mystère de mon existence.

De nombreux sages, prophètes et «guerriers de la vie» ont dénoncé la violence et prêché la compassion, l’altruisme, la fraternité et la bienveillance.

En ce qui me concerne, Jésus demeure celui vers qui je me tourne pour trouver lumière, transformation et accomplissement. Sa proclamation des béatitudes (douceur, justice, miséricorde, paix, pardon) posent les fondements d’un vivre ensemble possible. Le don suprême qu’il fait de lui-même sur la croix exprime jusqu’où va la condamnation de la violence.

Auvidec Média/Jean-Claude Éthier, S.C.

Auteur : André Paul

Éditions : Salvator

Réflexion de Jean-Claude Éthier, S.C.

Je viens de terminer le livre d’André Paul, «Croire aujourd’hui dans la résurrection» (Salvator, 2016, 187 pp.). Si, au départ, la résurrection fait appel à la foi comme l’indique le titre : croire aujourd’hui dans la résurrection, sa contrepartie, la mort, est de l’ordre de l’évidence, du réel et du fait flagrant.

Au cours de ma lecture, ma réflexion s’est arrêtée d’abord sur la mort dans son aspect tragique, brutal : la fin, la séparation, le détachement, l’oubli, la dissolution, l’échec. Un petit rebondissement dans l’univers de la foi m’a alors fait envisager la mort comme un commencement, un point d’arrivée, une rencontre, une aventure réussie, une transformation. Stimulé par la lecture du livre d’André Paul, je me suis souvenu jusqu’à quel point la mort, dans le questionnement qu’elle provoque, dans le mystère qui l’entoure, a été féconde en inventions et en trouvailles. Combien de phénomènes, combien de réalités apparus dans nos civilisations, dans nos cultures au cours des siècles sont redevables au choc de la mort :

- les religions,

- la rétribution et le jugement,

- l’éveil de la conscience morale,

- la distinction entre l’âme et l’esprit,

- les spéculations astrologiques (l’immortalité astrale),

- le départage entre la collectivité et l’individu, entre le corps social et le corps individuel, entre la nation et la personne,

- la différence entre immortalité et résurrection.

Les premiers chapitres du livre d’André Paul m’ont d’abord conduit à m’enquérir sur la manière dont on a imaginé l’autre vie dans les temps anciens; ensuite, j’ai vu comment on en est venu à présumer l’âme immortelle. Enfin, on en est même arrivé à figurer quelques formes de résurrection. J’étais alors prêt, avec l’aide des deux derniers chapitres du livre, à approfondir la résurrection en prenant le Christ comme référent de base.

La résurrection est du domaine de la foi; ce mystère fait partie du credo. Dans les récits évangéliques, l’image du tombeau vide est forte : elle nous invite à nous transporter dans «un autre monde», à changer d’univers, comme la mort qui marque une coupure entre le monde actuel et le «monde qui vient». Entrer dans l’autre monde, celui de la résurrection signifie, croyons-nous, revêtir un corps attiré par l’esprit, dissous dans l’esprit, pour reprendre les termes de saint Paul, et ensuite s’emparer d’une vie retrouvée, éternelle, réinventée. Cette vie instaure enfin le règne du vrai, du beau et du bon, règne proclamé par Jésus.

Parler des choses de la foi dans un monde aux prises avec la «désertification religieuse» et avec le relais «technoscientifique» qui rêve d’une humanité inédite représente des défis considérables et exige de l’audace. Amorcer une nouvelle évangélisation en traitant de mort et de résurrection nous ramène au kérygme.

Auvidec Média/Frère Jean-Claude Éthier, S.C.

Auteur: Luc Forestier

Éditeur : Salvator

Présentation de l’ouvrage

Préface de Mgr Luc Crépy

Postface du père Maurice Vidal

En écho aux propos récents du pape François sur la situation des laïcs dans l'Église, ce livre propose une analyse approfondie des enjeux actuels des ministères qui devront s'ouvrir progressivement aux diacres, aux femmes et, en général, aux laïcs.

Auteur : Sébastien Doane

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Novalis

Jésus était-il marié? Est-il vraiment né d'une vierge? La bible est-elle misogyne, ou alors homophobe? Est-ce que science et Écritures saintes s'opposent et se contredisent? L'Église a-t-elle retiré des livres de la Bible?

De jeunes biblistes qui n'ont pas froid aux yeux répondent à ces questions délicates, et à d'autres encore, avec un grand sens de la nuance. Dans une langue claire, accessible et parfois teintée d'humour, ils nous entraînent dans une aventure qui transforme notre regard sur des textes qui, souvent, veulent nous dire bien autre chose que ce que nous y entendons depuis toujours.

La condition culturelle des Québécois

Auteurs : Roger Payette et Jean-François Payette

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Fides

L’aspiration à l’indépendance nationale est d’abord une question politique. Toutefois, les obstacles qui se dressent sur la route de l’affranchissement d’un peuple logent souvent dans la dimension culturelle, qui devient un aliénomoteur de la subordination nationale par le divorce qu’elle opérera, par exemple, entre la parole et l’action chez la collectivité.

Pour découvrir les principales composantes de cet aliénomoteur culturel, l’art, et particulièrement l’écrit, est un formidable révélateur. En analysant trois oeuvres québécoises majeures − à savoir Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon, Les Belles-soeurs de Michel Tremblay et La Petite Vie de Claude Meunier − les auteurs passent en revue les éléments socioculturels qui façonnent la définition que les Québécois se donnent d’eux-mêmes comme collectivité et qui transforment leur culture nationale, pourtant si féconde, en une fabrique de servitude.

Après avoir analysé les sources de cet assujettissement et ses conséquences douloureuses, les auteurs proposent une démarche d’affranchissement afin que le peuple prenne sa vie collective en main en s’appropriant un agir qui lui permettra de se rétablir dans le bonheur authentique de collaborer à la construction d’un monde commun.

Roger Payette est historien. Il a publié plusieurs articles dans la revue Bulletin d’histoire politique.

Jean-François Payette est politologue. Il est l’auteur de nombreux ouvrages en sciences humaines.

En 2013, les auteurs ont été les récipiendaires du prix Pierre-Vadeboncoeur pour leur ouvrage intitulé Ce peuple qui ne fut jamais souverain. La tentationdu suicide politique des Québécois.



Auteurs: Jean Duhaime et Gilles Routhier

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Fides

Au  cours de l’automne 2015, plusieurs événements ont souligné 
le 50e anniversaire de la déclaration Nostra Ætate concile Vatican II sur l’Église et les religions non chrétiennes. Cet ouvrage regroupe une sélection des communications présentées lors de la «Conférence du Jubilé de Nostra Ætate» (Montréal, 27 oct. – 1er nov.) et de la journée d’étude sur «Les relations judéo-chrétiennes au Canada: passé, présent, avenir» (Québec, 12 nov.). Ces textes témoignent de la transformation majeure opérée par Nostra Ætate, de sa réception et de ses échos dans le monde juif et chrétien, particulièrement en contexte canadien, tout en explorant les nouveaux défis du dialogue entre juifs et chrétiens. 

AUTEURS

Jean Duhaime a été professeur d’interprétation biblique à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal de 1976 à 2013. Spécialiste du judaïsme ancien, il a -collaboré à de nombreuses publications sur les manuscrits de la mer Morte. Activement engagé dans le dialogue entre juifs et chrétiens depuis de nombreuses années, il est l’actuel vice-président du Dialogue judéo-chrétien de Montréal et l’éditeur francophone du site Jewish-Christian Relations www.jcrelations.net

Gilles Routhier est doyen et professeur d’ecclésiologie et de théologie pratique à la Faculté de théologie et de sciences religieuses à l’Université Laval (Québec). Spécialiste de la réception du concile Vatican II, il s’est intéressé tout particulièrement, ces dernières années, au devenir du catholicisme québécois durant la période contemporaine. Il est l’auteur de plusieurs livres et articles en ecclésiologie.

Auteure: Anne-Marie Sicotte

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Fides

Nullement séditieux et encore moins ignorant, le peuple du Québec d’antan était fier et libre, imbu d’égalité et d’équité. Grâce à une enquête impartiale, l’auteure met en lumière les faits cruciaux d’une période névralgique de l’histoire du Canada, celle du formidable mouvement de résistance légale réprimé par la terreur militaire des « Rébellions » de 1837 et des soulèvements de 1838. Ce peuple patriote a enduré le pire, et ses hérauts ont été vilipendés. Il est temps de lui redonner ses lettres de noblesse.

Le Bas-Canada est alors la principale colonie de la Grande-Bretagne sur le continent américain. L’auteure vous invite à partager l’existence de ces hommes et de ces femmes d’une nation ayant confié aux élus, en Chambre d’Assemblée, la responsabilité de plaider pour la réforme d’abus flagrants. Or, la démocratie parlementaire n’est qu’une façade. En réalité, corruption et racisme souillent l’exercice d’un pouvoir despotique exercé au sein d’un Exécutif colonial avide d’honneurs et de richesses.

Un récit à la fois concis et étoffé narre l’odyssée d’une nation patriote rendue souveraine par la création d’un Parlement en 1791, mais placée sous tutelle lors de la mise en vigueur du Canada-Uni, en 1841. Plusieurs épisodes cruciaux, y compris affrontements armés de Saint-Denis, de Saint-Charles et de Saint-Eustache, sont dévoilés dans leurs détails tragiques. Des illustrations d’artistes, tous contemporains de l’époque, composent l’essentiel du florilège visuel, lequel est enrichi de cartes géographiques, de manuscrits et d’autres documents d’archives. Au terme de la traversée, justice est finalement rendue à un peuple qui a été dépouillé de sa liberté d’expression, qui a dû endurer sans mot dire la censure et les mises à l’index.

Depuis la saga «Les Accoucheuses», Anne-Marie Sicotte s’est investie dans l’écriture d’une série romanesque en deux cycles : « Le pays insoumis » et « Les tuques bleues ». Forte de ses recherches minutieuses dans l’actualité du Bas-Canada et des insurrections patriotes, elle propose une enquête historique qui prend, de surcroît, la forme d’un ouvrage d’art et d’ethnologie.


Auteur: Luis Matos

Présentation de l’ouvrage par Médiaspaul

L'auteur propose un parcours de foi avec Simon-Pierre, qui, confronté à ses propres reniements, nous ouvre la voie pour mieux comprendre les nôtres face aux grandes épreuves de la vie, et nous aidera à oser dire oui à Dieu qui nous regarde avec espérance et confiance.

Auteur : Frère Michael Davide

Éditions Salvator

Présentation de l’ouvrage

L'auteur propose une retraite spirituelle comme un chemin de guérison qui veut rendre les chrétiens plus humains en les aidant à se laver de l'inhumanité qui s'incruste en eux au quotidien et entamer un processus de purification pour recouvrer la joie de vivre.

Auteur : Guy Durand

Présentation de l'ouvrage par les Éditions des oliviers

Le conflit entre Israël et Palestine fait régulièrement la manchette des journaux : occupation du territoire, colonisation,  violence, guerre, réfugiés. Multiples facettes : multiples fractures. L’affaire est complexe : faits rapportés diversement de part et d’autre, accusations réciproques, motifs multiples plus ou moins avoués (religieux, politiques, géopolitiques, démographiques), innombrables tentatives d’accord (toujours échouées), intérêts divergents des pays limitrophes et plus lointains, résolutions de l’ONU par dizaines. On a parfois l’impression que le conflit est insoluble, voire qu’il infecte tout le Moyen-Orient. Pour l’observateur ordinaire, il est difficile de s’y retrouver.

Pour comprendre le conflit actuel, un détour par l’histoire aidera considérablement. D’où viennent les peuples juif et palestinien depuis les temps bibliques ? Que s’est-il passé en Palestine pendant les vingt siècles de la diaspora juive ? Comment s’est faite la création de l’actuel État d’Israël ? Qu’en est-il de la reconnaissance d’un État de Palestine ? Quel est l’état actuel des lieux ? Finalement, peut-on rêver d’une paix durable ?

Le présent volume ne porte donc pas uniquement sur le conflit actuel (qui dure d’ailleurs depuis plus de 100 ans), mais plus largement – comme le sous-titre l’indique – sur l’histoire de ce territoire et des populations qui l’ont occupé et/ou qui l’occupent aujourd’hui. Il décrit par ailleurs la situation actuelle et présente des éléments qui pourraient aider à solutionner le conflit.

L’auteur

Théologien et juriste, préoccupé d’histoire et de société, spécialiste en éthique. Professeur émérite de l’Université de Montréal. Membre honoraire de la faculté de Médecine. Auteur de plusieurs livres sur l’éthique chrétienne, ainsi que sur la bioéthique et l’éthique sociale et politique.

 

 

Enjeux de la virtualescence 

Auteure : Angélique Gozlan

Éditeur : In Press

Présentation de l’ouvrage par Dimedia.com

Selfies, réseaux sociaux, jeux vidéo en ligne, explosion de la visibilité de soi sur Internet… quel est l’impact psychique de cette nouvelle modalité d’être au monde pour l’adolescent ?

L’adolescent est aujourd’hui de plus en plus présent sur Internet et notamment sur les réseaux sociaux : Facebook, Snapchat ou Instagram. Avec 1,49 milliard de membres actifs dans le monde fin juin 2015, Facebook est le modèle paradigmatique des réseaux sociaux.

Cet ouvrage s’attache à analyser les interactions, les liens et la mise en visibilité des adolescents sur ce média social. L’auteur met au jour l’existence d’un processus propre à la relation de l’adolescent à l’espace virtuel : la virtualescence. À la croisée du virtuel et de l’adolescence, ce processus rend compte des transformations psychiques engagées par la virtualisation de l’adolescent et sa monstration, en images et en mots, dans l’espace virtuel. Facebook permet-il la construction de l’adolescent comme sujet, ou constitue-t-il une entrave ?

Angélique Gozlan, docteur en psychopathologie et psychanalyse, psychologue clinicienne et attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université Lumière Lyon 2, s’intéresse dans sa recherche aux enjeux des espaces virtuels et des images d’Internet sur la vie psychique des adolescents.

Benoît XVI et la fin des temps

Auteur : Giorgio Agamben

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Novalis

UN REMARQUABLE ESSAI SUR LE SENS DU COURAGE FACE À L’HISTOIRE À PARTIR DU  RENONCEMENT DE BENOÎT XVI À LA PAPAUTÉ

En accomplissant son « grand refus », Benoît XVI n’a pas fait preuve de lâcheté, mais d’un courage qui prend un sens et une valeur exemplaires. Sa décision attire l’attention sur la distinction entre deux principes essentiels de notre tradition éthico-politique, dont nos sociétés semblent avoir perdu toute conscience : la légitimité et la légalité. Si la crise que traverse actuellement notre société est si grave et si profonde, c’est parce qu’elle ne met pas seulement en question la légalité des institutions, mais aussi leur légitimité, ni seulement, comme on le répète trop souvent, les règles et les modalités de l’exercice du pouvoir, mais le principe même qui le fonde et le légitime.

Le « mystère du mal » dont parle l’apôtre Paul n’est pas un sombre drame théologique qui retarde la fin des temps, paralysant et rendant toute action énigmatique et ambiguë, mais un drame historique où le Dernier Jour coïncide avec le moment présent et où chacun est appelé à jouer son rôle sans réserves et sans ambiguïté.

Auteur : Albert Rouet

Description de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul

Il y a pratiquement autant d’ordinations diaconales que d’ordination presbytérales en France. Le diaconat permanent est un fruit du Concile, sa « restauration » ayant été décidée à Vatican II. Dans les paroisses, le diacre, souvent marié et père de famille, se remarque à son étole en biais, mais son rôle, quand il ne prêche pas, semble assez limité dans la liturgie dominicale. On remarque simplement que, de plus en plus souvent, il « remplace » les prêtres pour célébrer baptêmes et mariages. Serait-il une sorte de vicaire ? Dans la vie courante, il s’engage dans son travail, la vie syndicale, la solidarité, la proximité avec les plus fragiles. Serait-il une sorte de super laïc ? Pourquoi donc des diacres et à quoi servent-ils ?

Il est temps de faire le point sur ce ministère original. Albert Rouet puise dans sa longue expérience épiscopale et dans sa fine connaissance des grands textes conciliaires pour mener en profondeur la réflexion sur un ministère qui, s’il n’existait pas – et même si les séminaires faisaient soudain le plein de futurs prêtres ! – manquerait absolument à l’Église. Il ne s’agit pas en effet de simplement déléguer un ministre au service des plus pauvres et des plus fragiles, d’occuper, en quelques sorte, une « fonction » de charité. Il s’agit beaucoup plus fondamentalement de rappeler sans cesse que l’Église est toute entière, dans son identité même, diaconale. Bien plus qu’un « ministre du seuil », le diacre incarne cet indispensable et incessant « aller-retour » entre le monde et l’Église.

On lira ici une contribution majeure, passionnante et documentée sur le diaconat permanent qui promeut une Église au cœur du monde. « Le diacre est un passeur d’espérance : quel beau ministère », affirme l’auteur. 

POINTS FORTS

- Un livre qui fera référence sur le ministère de diacre, indispensable à tous les diacres de France, mais aussi aux laïcs (et aux prêtres) qui veulent mieux comprendre ce ministère. 
- Un auteur de référence ayant un large public.

L’AUTEUR

Albert Rouet est archevêque émérite de Poitiers, diocèse dont il a assumé la charge pastorale de 1994 à 2011 et où il a initié le projet novateur des « Communautés locales ». Ordonné prêtre en 1963 pour le diocèse de Paris, il a notamment exercé son ministère auprès des jeunes, puis comme vicaire général et évêque auxiliaire de la capitale. Il a récemment publié Prêtres, sortir du modèle unique (Médiaspaul 2015)

Auteur : Hans Küng

Éditions du Seuil

Recension : Jean-Claude Éthier, S.C.

La mort sujet malaisé, lequel peut provoquer dérobade, déni, incurie, toutes choses que pratiquent bien nos sociétés.

Avec l’âge, encore plus avec le grand âge, inexorablement la Faucheuse se tient tout près, à l’affût, et s’impose.

Au début de ma vie religieuse, la mort – la méditation sur la mort – apparaissait au programme de la retraite annuelle et de la récollection mensuelle. Dans le manuel de piété de l’époque, on nous recommandait de nous mettre à genoux devant le crucifix et de nous poser les questions : 1) Qu’est-ce que la mort? 2) Quand et comment mourrai-je? 3) Suis-je prêt à mourir? Et nous terminions par un acte de résignation et par une prière demandant la grâce d’une bonne mort.

«Le rapport à la mort a fondamentalement changé au fil des années», note Jean-Guy Roy, S.C., directeur d’Auvidec Média, dans un blogue récent.

La lecture du livre de Hans Küng, « La mort heureuse », a suscité chez moi une opportune réflexion théologique et spirituelle sur des questions qui me hantent de plus en plus.

Chrétiens, nous tirons de la mort de Jésus en croix un enseignement qui prend généralement deux orientations; la première retient l’aspect souffrance, solitude, échec qui marque les derniers moments du crucifié; la seconde s’arrête pour contempler combien est source d’inspiration le témoignage d’amour, de générosité, de libération et de promesse qu’opère le don suprême que Jésus fait alors de lui-même. Son message étant essentiellement évangile – «bonne nouvelle» – procure en définitive bonheur, guérison et transformation. Le chemin de croix débouche sur le triomphe de la résurrection.

Dans le monde actuel, on décèle une vaste culture de mort pour reprendre l’expression de Jean-Paul II. Il suffit de penser aux guerres constantes dans certaines régions de la planète, au terrorisme qui s’enhardit de jour en jour, à la famine qui décime des populations, à l’intoxication qui abrutit des masses de gens, sans épargner les jeunes. Tout cela souvent causé par des motifs de pouvoir, de vils intérêts, de cupidité pure et simple. Il s’ensuit que d’un côté la vie est tenue pour sacrée, protégée par le droit et de l’autre la vie est considérée comme négligeable, exposée à l’arbitraire, livrée au caprice. Nous nageons en pleine contradiction.

Plusieurs pays du nord constatent le vieillissement de leur population. Avec les progrès réalisés dans les soins de santé et dans les sciences médicales l’espérance de vie des gens croît et les moyens de repousser la fin de vie se perfectionnent. Surviennent alors une foule de questions. Y a-t-il intérêt à vivre si l’on est réduit à l’état de légume? Si l’esprit n’est plus présent? S’il y a complète perte de l’autonomie et s’ensuit une pitoyable dépendance? Hans Küng adopte personnellement la position : «J’ai le droit, le moment venu, de décider quand et comment je vais mourir.» Il croit donc qu’il peut dans certaines circonstances recourir à l’aide à mourir. Le livre démontre ce qui l’a amené à envisager cette éventualité.

En ce qui me concerne, j’ai fait savoir dans l’écrit de mes dernières volontés qu’en cas de maladie grave je ne voulais aucune réanimation, aucun acharnement thérapeutique. De plus, je ne souhaite pas vivre en n’étant que l’«ombre de moi-même», «plongé dans la démence». D’autre part, je reste sensible à dimension communion des saints; je veux être solidaire de cette multitude de personnes qui sont victimes d’une «mort malheureuse».

Et m’habitent et me dérangent les invocations suivantes des litanies des saints :

A subitanea et improvisa morte, libera nos Domine

De la mort subite et imprévue, délivre-nous Seigneur

A flagello terramotus, libera nos Domine

Du fléau des tremblements de terre, délivre-nous Seigneur

A peste, fame et bello, libera nos Domine

De la peste, de la famine et de la guerre, délivre-nous Seigneur

Auvidec Média/Jean-Claude Éthier, S.C.

Auteur: Bart D. Ehrman

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Novalis

UNE ENQUÊTE HISTORIQUE CAPTIVANTE !

Mais comment a-t-on transmis le souvenir de Jésus ? Qui étaient les premiers témoins oculaires ? Quelles chaînes de transmission ont permis aux rédacteurs des évangiles d’écrire leurs textes, près d’un siècle après la mort de Jésus ? Le travail de B. Ehrman met l’accent sur la critique textuelle du Nouveau Testament, le Jésus historique et l’évolution du christianisme primitif.

Avec ce dernier livre, qui s’est vendu à des milliers d’exemplaires aux États-Unis en 2016, l’auteur propose audacieusement de s’interroger le rôle et le fonctionnement de la mémoire, à la fois individuelle et collective, pour comprendre la construction, voire l’invention, de la figure de Jésus comme sauveur. Il s’appuie pour cela sur les meilleures études scientifiques contemporaines sur la mémoire et sur une profonde connaissance des textes antiques, chrétiens et apocryphes.

Ce livre est écrit comme une enquête policière : quelles traces avons-nous du personnage Jésus ? Quelles preuves historiques ? Comment évaluer les témoignages dont nous disposons ? Bref, un livre captivant !

L’irrésistible expansion du libéralisme numérique

Auteur : Éric Sadin

Éditeur : L’Échappée

Présentation de l’ouvrage par Dimedia.com

Berceau des technologies numériques (Google, Apple, Facebook, Uber, Netflix, etc.), la Silicon Valley incarne l’insolente réussite industrielle de notre époque. Cette terre des chercheurs d’or, devenue après-guerre le cœur du développement de l’appareil militaire et de l’informatique, est aujourd’hui le lieu d’une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l’humanité.

Mais la Silicon Valley ne renvoie plus seulement à un territoire, c’est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde. Une colonisation d’un nouveau genre, portée par de nombreux missionnaires (industriels, universités, think tanks…), et par une classe politique qui encourage l’édification de valleys sur les cinq continents, sous la forme d’écosystèmes numériques et d’incubateurs de start-up.

Après avoir retracé un historique de la Silicon Valley, ce livre, à la langue précise et élégante, montre comment un capitalisme d’un nouveau type est en train de s’instituer, un technolibéralisme qui, via les objets connectés et l’intelligence artificielle, entend tirer profit du moindre de nos gestes, inaugurant l’ère d’une « industrie de la vie ».

Au-delà d’un modèle économique, c’est un modèle civilisationnel qui s’instaure, fondé sur l’organisation algorithmique de la société, entraînant le dessaisissement de notre pouvoir de décision. C’est pour cela qu’il est urgent d’opposer à ce mouvement prétendument inexorable d’autres modalités d’existence, pleinement soucieuses du respect de l’intégrité et de la dignité humaines.
 

AUTEUR

Écrivain et philosophe, Éric Sadin est l’un des penseurs majeurs du numérique et de son impact sur nos vies et nos sociétés. Son dernier essai La Vie algorithmique. Critique de la raison numérique (L’échappée, 2015) a rencontré un accueil enthousiaste de la part de la critique et du public.

Auteur : Stéfan Thériault

Éditions : Salvator

Recension Jean-Claude Éthier, S.C.

Il nous arrive parfois d’entendre l’expression : «Ça me fait mourir!». Quelle serait donc la nature de ce mal, qui nous frappe à ce point et nous consume, si nous prenons l’expression au pied de la lettre? Il existe bien ce mal qui nous pousse à l’enfermement, qui nous conduit au tombeau. Parmi les maux auxquels nous sommes exposés, l’auteur examine le mal-faute, le mal-malheur, le mal-déséquilibre. Celui qu’il retient cependant est le mal filial, qui est un mal spirituel.

Puis, à partir de l’épisode de la résurrection de Lazare dans l’évangile de saint Jean (11, 1-54), il étudie la capacité, les possibilités et les conditions de renaissance des personnes. D’abord, il décrit le mal filial, le mal spirituel, qui nous blesse dans notre filiation, dans notre relation par rapport à la vie, par rapport à nous-mêmes, par rapport aux autres et par rapport à Dieu. Si nous nous désaffilions dans l’une ou l’autre de ces dimensions, nous nous retrouvons au tombeau; nous sommes morts. Ensuite, il commente les dispositions constitutives de notre humanité que sont les trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité qui nous permettent de vivre et de revivre, de renaître.

Mais le point de retournement qui nous fait prendre le chemin de notre résurrection, c’est notre rencontre avec Jésus : la voie, la vérité et la vie. C’est lui qui nous fait renaître d’en haut, c’est Lui qui rétablit notre filiation, qui l’oriente vers sa plénitude Un beau livre qui nous a fait creuser des réalités essentielles, entre autres : - que le développement humain est une longue quête; - que nous sommes de nature filiale; - que l’amour ne peut pas mourir. - que le jour où comme Lazare nous laissons la grâce du Christ, le souffle de l’Esprit et l’amour du Père pénétrer jusqu’en notre tombeau, ce qui était mort est ramené à la vie.

Jean-Claude Éthier, S.C

Auteur: Eric-Emmanuel Schmitt

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Novalis

Pour la première fois, Eric-Emmanuel Schmitt a accepté le projet d’un livre d’entretien consacré à son enfance, ses vocations multiples, sa vie… Qui était le petit garçon Eric-Emmanuel à Lyon, dans les années 60 ? Quelles histoires avait-il déjà en tête ? Nous découvrons ses années de formation, son milieu, ses rêves, ses regrets… Il répond avec franchise et talent à la journaliste Catherine Lalanne, rédactrice en chef de Pèlerin.

Ses nombreuses confidences sur sa vie, ses valeurs, ses multiples activités, le sens qu’il donne à l’existence, à l’art, font le prix de ce livre exceptionnel. Ses très nombreux lecteurs dévoreront les différents chapitres de ce livre pour entrer dans l’intimité de leur auteur. Ils feront connaissance avec un écrivain, dramaturge, philosophe, bien différent des clichés que certains peuvent avoir sur lui.

Auteur : Dominique Boisvert

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Novalis

Qui désire vraiment être pauvre? Si pauvreté rime avec misère, alors personne, sans doute... Pourtant, à y regarder de plus près, la pauvreté bien comprise suscite une plus grande liberté, à la fois matérielle et spirituelle, chez la personne qui la choisit en toute conscience.

Dans un essai court et percutant, rédigé dans le souci de rejoindre tant les chrétiens que les non-croyants, Dominique Boisvert démontre de manière magistrale que tant la simplicité volontaire que l'idéal de pauvreté évangélique constituent, paradoxalement, des ressources incomparables d'enrichissement personnel et de bonheur.

FEUILLETER LE LIVRE >>

Pour en savoir plus :

http://www.carnetsduparvis.ca/livres/la-pauvrete-vous-rendra-libres/

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Bayard 

Le Pape François le sait. Dans et hors de l’Église, il fait face à bien plus que des résistances ou des luttes : des menaces. « On commence par vous discréditer, puis on vous isole et enfin on vous tue », déclara un jour le juge Giovanni Falcone, assassiné par la mafia sicilienne. C’est en suivant le déroulement de ce sinistre scénario que l’on peut découvrir les Ennemis du pape.

L’auteur, Nello Scavo, a enquêté de longs mois dans l’entourage proche et lointain du Pape, de l’intérieur du Vatican aux bureaux du Tea Party américain. De la Curie jusqu’aux pouvoirs internationaux. Qui sont ces ennemis qui ont déjà passé l’étape de la discréditation ? Le journaliste d’investigation les a identifiés et en a rencontrés certains : les réseaux traditionalistes, (les Légionnaires du Christ), et puis des barons de la finance, des multinationales, des mafias, des terroristes islamiques, des trafiquants d’armes, des prélats menacés dans leur pouvoir curial. Tous rejettent les réformes apportées ou souhaitées par Jorge Mario Bergoglio. Une enquête inquiétante et passionnante.

Auteur : Jean-François Noël

Éditeur : Salvator

Description de l’ouvrage

Cette question que lance Dieu à Adam est aussi celle que l'homme s'adresse à lui-même lorsqu'il est confronté à ses propres limites. Il s'interroge alors sur lui-même et sur Dieu. Ce Dieu qui l'amène à deviner qu'il doit inventer le chemin de sa croissance.

ÉDITIONS MÉDIASPAUL

3965, boulevard Henri-Bourassa Est, Montréal, QC, H1H 1L1

Téléphone : 514 322 7341

Auteur: Dominique Boisvert

Présentation de l’ouvrage par les éditions Novalis

Dans les années 1960, le Québec s’est largement émancipé de la tutelle de l’Église catholique et s’est modernisé à plusieurs égards. Cette phase de développement était nécessaire. Néanmoins, plusieurs décennies plus tard, le Québec est aux prises avec des enjeux identitaires, sociaux, spirituels, qu’il peine à bien gérer. Pour affronter les défis contemporains, il est peut-être temps d’en finir avec la défiance envers notre héritage chrétien et de puiser de nouveau à la source vive de l’Évangile.

Dans un essai court, accessible et respectueux de toutes les postures philosophiques, l’auteur s’adresse tant à ses compatriotes croyants que non-croyants afin de leur témoigner sa conviction que la société québécoise gagnerait à renouer à ce qu’il y a de plus fort et de décapant dans son héritage chrétien : l’Évangile.

FEUILLETER LE LIVRE >>


Auteur : Roger Poudrier

Présentation de l’ouvrage par les Éditions Médiaspaul

L’Église a pour mission d’annoncer la miséricorde de Dieu et de nous faire tous entrer dans ce grand mystère. Le temps est venu de retrouver la joyeuse annonce du pardon. Ce thème doit être proposé avec un enthousiasme nouveau et une approche vraiment renouvelée, qui inciteront les chrétiens à retrouver le chemin du retour au Père. 

Le pape François convoque l’Église à vivre autrement le sacrement du pardon et nous appelle à repenser profondément la pastorale de la miséricorde. Vivement le retour à Jésus et à l’Évangile ! Il y a du neuf pour nous sur cette voie. Comment offrir le pardon comme Jésus le proposait aux pécheurs de son temps ?